histoire

Catégories

histoire locale 0

C'est en 1544 que l'on commence à entendre parler dans la région de moines-prêcheurs qui s'adressent à la population l'entretenant  dans l'hérésie luthérienne  à St-Etienne d'Arvert, mais aussi à Saint-Just, Saintes et Oléron.

Depuis 1543, l'Université de Paris  impose aux religieux de tous ordres, une confession de foi strictement orthodoxe s'efforçant à enrayer le mouvement réformateur en dispersant le petit nombre de prêtres et de moines séduits par les idées nouvelles. Ceux qui ne veulent pas signer ces articles de foi  sont chassés de leur lieu de ministère. Les plus déterminés se dirigent vers des lieux reculés pensant y trouver la liberté d'exprimer leurs idées réformistes. Cinq d'entre eux se fixent ainsi en Saintonge : Philippe Barat à Saint-Just, près de Marennes, frère Nicole Courcel à Arvert, frère Hubert Robin à St-Denis d'Oléron, Philibert Hamelin à Saintes et frère René Macé à Gémozac.

 

CARTEDAN

extrait d'une carte de 1670

collection Jacques Daniel avec son aimable autorisation

 

Conservant leurs habits ecclésiastiques pour écarter les soupçons des autorités locales, ils prêchent généralement dans les églises. En semaine ils font la classe aux enfants et introduisent dans les familles la toute récente traduction en français du Nouveau Testament favorisant ainsi la diffusion de  "la subversion" auprès des classes les plus lettrées. Appréciés et respectés de tous ils incarnent la simplicité et l'idéal évangélique dont le clergé établi s'est fort éloigné.Certains auteurs pensent qu'ils ont aidé la population à assécher les marécages pestilentiels pour en faire des marais exploitables.

Leur prédication se situe essentiellement à deux niveaux : ils dénoncent les excès et  la décadence de l'Eglise et appellent à un retour à l'idéal évangélique. Cet appel à une juste rébellion contre les abus ecclésiastiques est entendu avec intérêt par une population habituée à se révolter contre tout ce qui représente le pouvoir. En quelques années un mouvement religieux réformiste se dessine. A cette époque, l'évêque de Saintes, Tristand de Bizet semble avoir protégé, sinon encouragé ces pionniers luthériens d'autant que ces moines-prêcheurs n'avaient nullement l'intention de fonder une nouvelle Eglise. Mais leur succès populaire inquiète suffisamment les autorités pour qu'elles délèguent un procureur chargé de faire taire les fauteurs de trouble.

Les cinq prêcheurs sont arrêtés, Philippe Barat et Philibert Hamelin en sont quitte pour un bannissement car ils ont fait amende honorable; Hubert Robin réussit à s'enfuir et ne reviendra pas dans la région ; seul René Macé et Nicole Courcel, persistant dans leur conviction sont exécutés en 1546, soit deux ans après leur arrivée dans le Pays . Aussitôt l'évêché délègue dans la région de nouveaux prêcheurs pour manifester l'existence d'un clergé officiel honorable - qui existait sans nul doute-, et remplacer les curés pervertis et ignorants. Privés de leurs prédicateurs "luthériens", refroidis par la répression, les nouveaux adeptes hésitent à manifester ouvertement leur adhésion à ces propositions de changement radical. Il faut attendre sept ans pour entendre à nouveau quelques échos de ce qui va bientôt devenir un véritable mouvement populaire.

L'un de ces moines-prêcheurs, Philibert Hamelin, contraint à l'exil, se réfugie à Genève. Il y devient imprimeur, et se forme au ministère pastoral, avec une centaine d'autres que Calvin destine à prendre en charge la réforme de l'Eglise en France. Il s'agit là d'un réel tournant théologique qui est en train de s'amorcer. Aux élans réformistes des moines-prêcheurs de 1544, se substitue la volonté d'édifier une nouvelle Eglise,  structurée selon le modèle établi par Calvin à Genève.

Début 1554 CALVIN désigne HAMELIN pour aller édifier les églises réformées en Saintonge. Il ne s'agit plus de la tentative de réforme de l'intérieur initiée par Luther, mais de la fondation d'une nouvelle Eglise.

En deux ans Philibert Hamelin organise les communautés d'Arvert, de Marennes et de Saintes prêchant également à Oléron. La demande locale et le  succès de sa mission sont tels que, très rapidement, il demande que Genève lui envoie du renfort. Mais en 1556,  soit dix ans après sa première incarcération, il est arrêté par le pouvoir royal et accusé d'avoir baptisé un enfant dans l'église d'Arvert (l'évêque de Saintes ne pourra tolérer cet acte et se déplacera en personne pour rebaptiser l'enfant). Jugé et condamné, Hamelin sera exécuté le 12 avril 1557. Mais il faut savoir que l'évêque Tristand de Bizet, qui s'était montré compréhensif en 1544 à l'égard de la prédication luthérienne, même s'il ne pouvait pas suivre l'évolution calviniste d'Hamelin, gardait une attitude ambiguë . Après sa condamnation, Hamelin devait être dégradé de son état de prêtre par l'évêque du lieu avant d'être exécuté. Mais celui-ci refusa de se déplacer pour cette cérémonie et c'est l'évêque de Grasse  qui du s'en charger. (moyennant 20 écus payés par son collègue de Saintes ! )

Mais d'autres prendront la relève, Charles Léopard à Arvert en 1559, Charles de la Fontaine à Marennes en 1558.

Malheureusement, une fois de plus, courant 1559 et 1560, la répression oblige La Fontaine et Léopard à entrer en clandestinité et à parcourir les routes des îles pour échapper à l'arrestation : un effet heureux de cette errance forcée permet à La Fontaine de rayonner plus amplement sur Oléron et  St- Sornin, à Léopard de prêcher à Mornac et de créer une église à Saujon. Sous la régence de Catherine de Médicis deux autres années de calme (1561-1562) rendront possible l'implantation définitive de l'Eglise réformée.

En Charente-Maritime le succès de la doctrine réformée est impressionnant, en témoigne la multiplication des églises, puisqu'en 1562, (trois ans à peine après le premier synode, à Paris en 1559) on en recense déjà cinquante desservies par trente-huit pasteurs. Dans les Iles de Saintonge huit  églises sont établies - Marennes (1558), Arvert (1559) (La Tremblade  n'est encore qu'une bourgade d'Arvert), le Château et Saint-Pierre d'Oléron (1560), Saint-Denis d'Oléron (1561), Mornac, Saint-Just et Hiers-Brouage (1562), et entretiennent quatre  pasteurs dont deux à Oléron.


Le message central des Réformateurs - la justification par la foi seule en Jésus-Christ et non par les oeuvres - est entendu comme libérateur, au sens fort du terme, par une société angoissée, tourmentée par l'idée de damnation éternelle et des oeuvres à accomplir pour y échapper. L'annonce à des populations, même illettrées et misérables, que leur salut est l'affaire de l'amour et de la grâce de Dieu, en un mot qu'il est gratuit, les libèrent d'un joug terrible. En contre-partie, la Réforme se montrera exigeante, parfois à l'excès, avec ses nouveaux convertis qui, sauvésgratuitement, n'en rechercheront pas moins un idéal de vie proche de l'idéal évangélique. Le converti, à la rigueur légendaire, est animé du sentiment profond de son péché et du pardon par la seule grâce et refuse toute licence. L'apparition de la Réforme au pays des Iles de Saintonge y provoqua très vite une moralisation des mœurs et le développement de l'instruction.

Puisque tous doivent pouvoir accéder aux Ecritures et que l'invention de l'imprimerie permet la diffusion de la Bible, les écoles se multiplient, celles de Marennes seront les plus importantes du secteur.

Par cette lecture assidue, les fidèles aperçoivent qu'ils ne sont plus sous la tutelle du Dieu terrible et vengeur dont les menace le clergé pour mieux les dominer. Non, ils sont libres, Dieu leur a confié sa création, ils peuvent prendre en main leur destin, oser l'aventure, entreprendre - à leurs risques et périls - inventer, jouir de la vie.

L'apparente facilité de ce programme paraît conduire tout droit à l'anarchie, et pourtant comme nous venons de le dire les protestants ont acquis une réputation de sérieux voire d'austérité. 

Les richesses matérielles et spirituelles acquises par le travail et les compétences appartiennent à Dieu et sont au service du prochain. L'homme doit rendre compte à son sauveur de l'usage qu'il fait de sa liberté et de la gestion de la création qui lui a été confiée. On aperçoit là que la prédication réformée a introduit une nouvelle culture qui entraîne les hommes à un dynamisme efficace notamment en matière économique.


Dans notre région ouverte sur la mer, terre de refuge en temps de persécution et en contact avec les pays protestants (notamment les bateaux hollandais venant chercher le sel à Brouage) les succès de la Réforme sont foudroyants. L'adhésion massive d'une population au fort particularisme, souvent misérable et donc assoiffée de libération et de pureté, et celle d¹une petite noblesse locale conduit rapidement à l'organisation de communautés structurées et agissantes dans la société.

Les réformés deviendront très vite les autorités économiques des villes et des villages. En1544, aucune présence de la Réforme n'est attestée dans la région, en l576, près des trois quarts de la population s'est convertie.

Mais au niveau national, l'action des Guises qui organisent le massacre de Wassy, en 1562, sonne le glas sinon d'une possible réconciliation du moins d'une entente cordiale entre catholiques et protestants ( jusqu'en 1561, à La Rochelle, les deux communautés célèbrent le culte dans un même lieu à une heure d'intervalle). Après 1562 le fossé est irrémédiablement creusé. En effet, le succès de la Réforme est allé de pair avec l'adhésion d'une partie de la noblesse, très vite en opposition avec la ligue des Guise qui veut l'extirpation du protestantisme. Une égale ambition du pouvoir anime les deux factions qui font de ce massacre le prétexte à l'affrontement. Les conséquences en sont bien connues : excès, destructions, misère, famine, luttes d'influence, le prix étant toujours payé par le petit peuple.

 La religion n'était pas la cause réelle de cet affrontement, d'ailleurs au seizième siècle, les contemporains disent "guerres civiles", "troubles intérieurs"; ils ne parlent pas de guerres de religions, appellation qui n'apparaît que chez les historiens du dix-neuvième siècle. La religion représente seulement une dimension de ces conflits qui ont pour enjeu la conquête et les modalités d'exercice du pouvoir. 

Dans les Iles de Saintonge, Oléron, point stratégique face à La Rochelle, sera l'enjeu de violentes batailles ; Marennes et la presqu'île d'Arvert seront plus épargnés. Lorsqu'en 1588 les guerres prennent fin, les armées catholiques et protestantes se seront équitablement partagé victoires et défaites dans une égalité d'excès et de violence. On se doit cependant de remarquer que, lors même des victoires catholiques, le culte protestant ne sera que rarement interdit, attendu, dira un militaire catholique de l'époque, que la majorité de la population est de la religion prétendue réformée... et qu'il convient donc de la ménager. Ainsi, alors même que les guerres de religion -ou d'influence pour le pouvoir - font rage, un état des églises réformées de 1576 indique une progression sensible par rapport à 1562. Il y a désormais en Charente-Maritime 82 lieux de culte, 60 pasteurs, une soixantaine de communautés représentées au synode.


L'Edit de Nantes va stabiliser cette situation ; jusqu' à l'Edit dit de tolérance en 1787 le sort du protestantisme saintongeais est lié à celui de La Rochelle, l¹une des plus importantes place de sûreté que l'Edit de 1598 accorde aux protestants. Jusqu'en 1628, le protestantisme connaîtra trente années d'épanouissement relativement serein à défaut de croissance numérique, puisque l'Edit interdit aux protestants tout prosélytisme. 


 

 le prêche au désert

Cette période de calme ne pouvait durer, toujours soucieuse de sauvegarder le pouvoir absolu du souverain et inquiet de la prospérité des protestants la royauté revint à la charge pour éradiquer le protestantisme du royaume.

En1628 le siège et la reddition de La Rochelle, marque "le commencement de la fin" pour le protestantisme, l'étouffement à petit feu. Dès 1630, le culte est interdit à Oléron, en 1640 à Arvert : même si ces mesures seront provisoirement suspendues, et ce jusqu'à la date fatidique de 1685, le recul protestant est avéré. La reconquête d'0léron est déjà faite, l'île n'aura plus de pasteur à demeure et restera sous l'étroite surveillance du pouvoir.                                   

A l'accession au trône de Louis XIV  les brimades et privations se multiplient, fermant aux protestants dès 1665 les fonctions de sages-femmes, médecins, imprimeurs, capitaines, avocats, leur interdisant de sortir les bateaux de sel de la Seudre, permettant aux enfants de se convertir à la religion catholique dès l'âge de 7 ans...

 

Louis XIV  va atteindre le sommet de la prétention au pouvoir absolu et de la centralisation. La mémoire collective garde vivante l'intensification et l'amplification de la répression dès 1685 :  conversions forcées, fuites à l'étranger, destruction des temples, dragonnades.

Certains intendants, prélats et prêtres s'efforçaient de mettre fin à ces pratiques qui ne faisaient que renforcer la résistance des huguenots et les conduire à des fausses conversions voire à la tentation de la violence. L'un d'eux écrivait qu'en obligeant des gens à confesser faussement la foi catholique  on les contraignait au blasphème et qu'au lieu d'être sauvés ils étaient au contraire plus sûrement damnés !

Il se trouvaient des curés pour délivrer de faux certificats de mariage soit par humanité soit pour de l'argent. Ils encouraient des peines sévères tel Louis Montfort curé d'Annezay  condamné le 19 novembre 1746 marqué au fer rouge et envoyé aux galères à perpétuité.

 

 

le prêche en mer

 

Dans ce sombre tableau,  les Iles de Saintonge apparaissent comme longtemps épargnées. Terres de recrutement des marins du roi, les côtes  de Saintonge seront ménagées jusqu'au dernier moment, D'autre part les larges ouvertures sur l'océan, dont la Seudre, mieux encore qu'aujourd'hui reliée à la mer, constituent des points d'embarquement pour les nombreux protestants du Poitou, du centre, et bien sûr de Saintonge qui choisiront l'exil.

C'est la population la plus humble, celle qui n'a pas les moyens de s'enfuir qui gardera vivants les foyers du protestantisme aux assemblées du désert, à Plordonnier, Breuillet, par exemple, ou dans les marais, Arthouan,  St-Just, un pays des îles qui sera aussi le premier construire des maisons d'oraison appelées souvent temples-granges dont l'ancien temple (désaffecté depuis) d'Avallon à Arvert. constituent les vestiges.

 

La mort de Louis XIV n'arrêta pas les persécutions, mais, sur le terrain il n'était pas plus facile aux officiers de la maréchaussée d'obtenir des arrestations. En juin 1730 Jacques de la Barre de la Veissière de Larrivaux Seigneur de St-Sulpice et de Bellemont capitaine général garde cote de la capitainerie de Royan rend compte au Comte de Maurepas qu'il a été informé que la maréchaussée de Marennes avait manqué deux prédicants qu'on m'a assuré voir à passer la rivière Seudre et s'estre jetés dans l'isle d'Arvert. Le Capitaine explique qu'il a mis trois hommes en campagne pour les rechercher et qui sont les seuls que je connaisse dans la capitainerie à qui je puisse confier ce fait là.

C'est dire que peu de gens étaient prêts à coopérer avec les gens du Roi pour pourchasser les huguenots, les dénonciations viennent de quelques curés fanatiques ou fonctionnaires soucieux de se faire valoir pour obtenir les grâces du pouvoir.

Bientôt, ce pouvoir royal va être contesté, les protestants de la région vont prendre une part active à la Révolution, tout au moins la Révolution des droits de l'homme et des libertés. Tout d'abord, avec des consultations des paroisses, nous dirions des villages. La rédaction définitive des cahiers de doléances de la sénéchaussée de Marennes destinés aux Etats généraux de 1789 est confiée à Pierre Isaac Garesché, issu d'une puissante famille de marchands de la rive droite de la Seudre. Celui-ci, ainsi qu'un autre protestant, Guibert, est élu représentant du tiers état. Il assistera à la réunion du jeu de Paume où il prêtera le célèbre serment . Membre de l'Assemblée nationale où il participe à la commission des finances et à celle des colonies, il refuse le mandat de député à l'Assemblée constituante. Bien lui en pris car les Girondins furent tous guillotinés dont Dechezeaux de l'île de Ré qui l'avait remplacé.

 

alt

Pierre Isaac Garesché

Peu de temps avant la révolution, en 1787, Louis XVI avait accordé un Etat civil aux protestants. Mais cet édit, dit très improprement de tolérance, ne fut ratifié par le parlement de Bordeaux qu'en 1789. Dans un premier temps, les protestants bénéficièrent de la tolérance introduite par l'article de  la déclaration des droits de l'homme précisant que nul ne doit être inquiété pour ses opinions religieuses. Mais la terreur proscrira tous les cultes autres que celui de l'être suprême.

Il fallut attendre la signature du Concordat par Napoléon Bonaparte, pour que la véritable liberté de conscience soit reconnue et que les cultes non catholiques (Protestant et Israélite) acquièrent une reconnaissance légale.

Ph.CAVIGLIOLI  - MHPC 2003 -  texte et photos  tous droits réservés

personnages 8

personnes ou familles remarquables à divers titres :

  • Isaac Gareshé
  • les Forant
  • Coudein

retour vers               histoire           page d'accueil

architecture 0


LES TEMPLES MONUMENTS HISTORIQUES
EN POITOU-CHARENTES

-----------------------------------------------------------------------------------


La commémoration de l'Edit de Nantes fut l'occasion pour le service des monuments historiques de PoitouCharentes de poser un regard particulier sur le patrimoine protestant, le 27 mai 1998. Il examina une sélection de 17 temples en vue de leur protection au titre de la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques.

En effet, à cette date, quatre temples du Poitou-Charentes étaient protégés au titre cette loi : trois anciennes églises réutilisées : le couvent des Récollets à La Rochelle (17), l'église de Beaussais (79) ainsi que l'église de Cressac (16) - qui sert de temple depuis 1904 - et un seul temple du XIXe siècle, celui de Chauray (79). Un cimetière familial était protégé au titre de la loi de 1930 sur les sites : le cimetière de la Chênaie à Breuillet (17). Le patrimoine protestant se caractérisant en outre par un ensemble mobilier extrêmement modeste, seuls le pupitre de chantre de Cozes (17) et une tapisserie des tables de la loi de Marsilly (déposée au Musée rochelais d’histoire protestante) étaient protégés.

Cette étude globale qui était tentée en Poitou-Charentes ne semblait pas avoir été menée ailleurs.
La mise en place de cette thématique se fit à partir de diverses initiatives des protestants, notamment de M. André PACHER et de l'association Poitou-Saintonge-Protestants, ainsi que de l'administration, qui finirent par aboutir à plusieurs rencontres et à une sélection des temples les plus représentatifs sur les 130 que compte la région : 63 en Charente-Maritime, 39 en Deux-Sèvres, 22 en Charente et 6 en Vienne.

Les critères du choix des 17 temples retenus et présentés furent :
a) Critères architecturaux ;
b) Critères historiques ;
c) L’affectation au culte. L'usage religieux des édifices fut défini comme une priorité ;
d) L'intégration dans le site urbain. Ce critère concerne surtout le temple de Vançais (79) qui se trouve face à l'église sur la place publique.
e) La présence de mobilier, mais la majorité des temples a conservé un mobilier modeste.
f) Lieux de mémoire. Les temples de Souvigné (79) et de La Couarde (maison du protestantisme) (79), devenus les sièges de manifestations culturelles autour du protestantisme, étaient plus particulièrement désignés.

Liste des 12 temples dont la protection a été retenue
après avis de la commission régionale du patrimoine historique, archéologique et ethnologique du 27 mai 1998
Charente : 3 temples : JARNAC (26.10.1998) ; SEGONZAC (29.09.1998) ; VILLEFAGNAN (26.10.1998)
Charente-Maritime : 4 temples : COZES (21.09.1998) ; PONS, église St-Martin (ancien temple) 26.10.1998 ;
SAINTES (26.10.1998) ; ST SULPICE DE ROYAN (09.1998)
Deux-Sèvres : 4 temples : CHENAY-façade (21.09.1998) ; ST GELAIS (21.09. 1998) ; SOUVIGNE (21.09.1998) ;
VANCAIS (21.09.1998).
Vienne : 1 temple : ROUILLE (21.09.1998)

Ainsi, avec le temple de Chauray (Inv. MH depuis le 7/03/1988), il existe en Poitou-Charentes 13 temples et un cimetière inscrits sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques illustrant, par leur intérêt et leurs caractères architecturaux, les traces de l'histoire du protestantisme de cette région.

D’après le rapport de Brigitte MONTAGNE de la Conservation régionale des monuments historiques

retour vers           histoire                page d'accueil


temples 81

Architecture  

Dans cette région assez pauvre, les temples sont trés souvent constitués d'un simple rectangle sans ornement aucun. Mais la recherche architecturale et la décoration se sont concentrées sur la porte d'entrée. Souvent, une Bible est sculptée sur la façade pour souligner l'importance de la Parole [de Dieu] chez les protestants. Parfois, on s'est borné à la seule inscription d'un verset biblique.

temple protestant - video

(cliquez sur les titres de chapitres soulignés pour aller aux différentes églises locales)

1 - Temples au service d'une église locale :

Arvert, Boresse Martron, Chaillevette, Cozes, Etaules, Gémozac, Jonzac, l'Eguille sur Seudre,  La Rochelle, La Tremblade, Maine-Geoffroy, ( maison d'oraison), Marennes, Médis, Mérignac le Pin, Meschers sur Gironde, Montendre, Mornac sur Seudre, Nieulle sur Seudre, Pons, Rochefort sur mer, Royan, Saint Augustin sur me, Saint Fort sur Gironde, Saint Georges de Didonne, Saint Jean d'Angély, Saint Martin de Ré, Saint Palais sur mer, Saint Pierre d'Oléron, Saint Sulpice de Royan, Saintes, Saujon, Vaux sur mer. 

2 - Temples privés : 

  • Arvert : Fraternité des soeurs diaconesses (6 rue Abaupin) 
  • Morisset (Saint Dizant du Gua)

3 - Temples désaffectés :

 Beurlay, Le Château d'Oléron, Luzac, Marsilly, Morisset, Mortagne sur Gironde, Ronce les Bains, Saint Dizant du Gua, Saint Palais sur mer, Souhé (commune du Gua), Bourcefranc, Fouras, Marans, Tonnay-Charente, La Flotte en Ré, Le Chapus,  Saint Savinien.

4 - Temples détruits :

Les Mathes (en 2006), Ronce les Bains

5 - Temples classés par poste pastoral 

6 - Temples monuments historiques 

7 - Temples du XVIIème siècle


Attendons photos des temples de :

Bourcefranc (1867, désaffecté en 1964), Fouras (1895, temple vendu en 2003), Marans, Tonnay-Charente (désaffecté vers 1968)

et renseignements sur ce que sont devenus les temples suivant mentionnés sur l'annuaire protestant de 1865 : La Flotte en Ré (1825)  Le Chapus,  Saint Savinien (1842-désaffecté)

Bibliographie :

  • Le patrimoine des communes de la Charente-maritime.- Paris : Éd. Flohic, 2002.- 2 vol. (1151 p. ; 25 cm.- 2-84234-129-5. (Poitiers BU Droit Lettres)
  • Mémoire protestante en Pays Royannais / Une production de la communauté d'agglomération du pays royannais.- [Royan] : Initiative Emploi Pays Royannais, s. d.- 30 p. ; 16 cm.
  • PON-WILLEMSEN, Charlotte.- Le patrimoine protestant.- in : Patrimoine de Poitou-Charente : architectures et mobiliers.- Poitiers : C.P.P.P.C., 1999.- p. 16-63 ; 26 cm.- 2-905764-18-X
  • Rapport (1998) de la Conservation régionale des Monuments historiques.

retour vers          histoire           page d'accueil

lieux de mémoire 8

cette page est en continuelle évolution suivvant les découvertes au fil des jours

vous pouvez nous aider par vos documents et photos. Merci d'avance.

 

 

Graffiti protestants en Saintonge.

Ils ont été mis en évidence, en 1892, par la Société de l’Histoire du Protestantisme français. Leur caractéristique la plus générale a été : inspiration morale et citation biblique. Elles sont principalement à l’entrée des maisons. Opposition à la mode des statues protectrices ?

Ils sont des lieux de mémoire protestante.

retour vers                histoire                   page d'accueil

cimetières familiaux 7

cette page du fait des découvertes et des recenscements est en continuelle évolution :

à ce jour (septembre 2017) 191 cimetières familiaux protestants ont été recensés : voir ici leur localisation-dec.-2015

pour tout renseignement concernant un cimetière familial protestant sur le secteur contacter l'association qui transmettra au responsable

-------------------------------

Vous possédez un cimetière familial, ou vous en avez un sur votre propriété;

vous ne savez comment le restaurer

vous ne savez ce que vous pouvez ou non faire sur le plan juridique

une association est à votre disposition pour répondre à vos questions :

ASCFP ( Association pour la Sauvegarde des Cimetières Familiaux Protestants)    

 http://ascfp.fr/

 

 

Ce département est en continuelle évolution au fil des découvertes

 et en attente de documents concernant vos cimetières. Merci d'avance.

 

Cimetières en service :

Coulonges (Breuillet),  Le Douhet (lieu-dit Les Ménards),  Royan,  Saint Savinien (lieu-dit la Grange),  Semussac

 

Cimetières désaffectés :

Mornac sur Seudre (deux cimetières découverts noyés dans la végétation),  Saint-Palais sur mer,  suite en attente

 

Bibliographie :

JOANNE, Fr.- Cimetières familiaux protestants en presqu'île d'Arvert.- s.l., s.d., 1983.

 

MHPC  tous droits réservés

 

bibliographie 0

page en continuelle construction


Nouveauté :

Mickaël Augeron, Didier Poton et Bertrand Van Ruymbeke (dir)

Les HUGUENOTS et l'ATLANTIQUE

Pour Dieu, la Cause, ou les Affaires

Éditions : les Indes savantes et PUPS (Presse de l'Université de Paris-Sorbonne)

 

        Les huguenots et l'Atlantique est le fruit de la coopération de 60 chercheurs des deux côtés de l'Atlantique. Cet ouvrage apporte l'ensemble des connaissances actuelles sur un sujet mal exploré jusqu'ici, l'Atlantique lieu de relations économiques. Il lance des pistes nouvelles pour l'historiographie protestante que Mickaël Augeron précise dans son introduction magistrale.

        La Maison du protestantisme charentais y a collaboré avec un article sur les frères Gibert qui a présenté le patrimoine représenté par les Maisons d'oraison saintongeaises.

       

       Un deuxième tome est prévu : Racines et mémoires. Sortie début 2010.

Déjà parus :

  • BENOIT, Daniel.- Les Frères Gibert, pasteurs du "Désert" puis du "Refuge"/ Daniel Benoît ; présentation de Denis Vatinel ; postf. de Robert Martel....- Paris : Le Croît vif, 2005.- 309 p. : couv. ill. ; 22 cm.- 2-907967-73-8.- Coll. Témoignages (BU La Rochelle).
  • BOISMORAND, BOSSY, VATINEL .- Protestants d'Aunis, Saintonge et Angoumois.- Paris : Le Croît vif, 1998.
  • BOUDON-DUANER, Marguerite.- Bernard Palissy, le potier du roi.- La Cause, 1999.
  • CAVIGLIOLI, Ph.- L'amour et la foi, Marie-Anne Bouye : 1812-1870.- MPC, 2004.
  • Guide du protestantisme charentais (15 balades en pays charentais).- Geste Éditions et Poitou Saintonge Protestants, 2006
  • Histoire des protestants charentais : Aunis, Saintonge, Angoumois / Denise Bélanger, Jean Combes, Francine Ducluzeau [et al.] ; ouvrage coordonné par Francine Ducluzeau ; iconogr. Pauline Reverchon.- Paris : le Croît vif, 2001.- 370 p : ill., fac-sim., couv. ill. en coul ; 23 cm.- 2-907967-54-1 (BU La Rochelle).

Maisons d'oraison 6

Historique : cliquer ici

Liste : en rouge leur lieu d’implantation (classement alphabétique par commune). Cliquer sur celles qui sont soulignées pour voir leur page.

  • CHARENTE-MARITIME (17)
  • Arvert : Avallon (encore visible) et Dirée (détruite)
  • Bourcefranc (?)
  • Breuillet : Le Billaud (brûlée en décembre 1755 par M. de Tephaville)
  • Chaillevette : Paterre (détruite)
  • Cozes (détruite)
  • Gémozac (?)
  • Le Gua : Souhe (ancienne maison d'oraison, vendue et devenue maison particulière)
  • Jonzac (?)
  • Les Mathes
  • Meschers sur Gironde (?)
  • Mornac sur Seudre (détruite)
  • Pons (encore visible, devenue maison d'habitation)
  • Royan : Maine-Geoffroy (culte dominical)
  • Saint Georges de Didonne : La Frênière (détruite)
  • St Just-Luzac (canton de Marennes) : Luzac encore visible, devenue maison d'habitation et Artouan détruite en 1756
  • Saint Palais / Mer : Courlay (détruite)
  • Saujon : Le Pouveau (détruite)
  • La Tremblade (détruite)
  • CHARENTE (16)
    • Canton de Segonzac
      • Julienne (photographiable)
      • Lignières-Sonneville : Chez Piet (photographiable)
      • Mainxe : Le Louis (détruite)
      • Segonzac (détruite et devenue parking du temple).
    • Canton de Jarnac
      • Jarnac ( ?)

premières églises en Aunis, Saintonge... 0

Eglises plantées et églises dressées :

Les églises plantées n’ont pas de pasteur à demeure, on pourrait dire que ce sont des communautés en construction.

Alors que les églises dressées ont déjà une organisation, elles sont reconnues comme telles et ont toujours un ministre (pasteur)

Les premières églises calvinistes "dressées" le sont en 1565 à Paris et Poitiers. Elles le sont sur le modèle donné à Genève par Calvin.

Organisation des églises aux 16 et 17ème siècles :

1-       Le Consistoire

La communauté locale est administrée  par le consistoire.

Celui est composé des anciens et des diacres, recrutés parmi les bourgeois ou les membres de la noblesse locale, et sont assistés du pasteur. Le consistoire s’occupe de l’administration religieuse et financière de la communauté locale,  gère les rapports avec les autorités civiles et règle les questions relatives aux mœurs). Les diacres ont en charge l’assistance aux pauvres et la catéchèse.

Le consistoire doit être en place pour obtenir la venue d’un pasteur.

2-       Le colloque est une assemblée qui regroupe plusieurs églises voisines (10 à 15) 

3-       Le synode provincial réunit les églises de la province (plusieurs colloques de la même province), il y en a 14 ou 15 en France. Les synodes provinciaux se réunissent 2 fois par an.

4-       Le synode général (national) rassemble une fois par an, environ 60 délégués des différentes provinces. Le premier synode régional a lieu en 1559 à Paris et le second en 1561 à Poitiers.

 

Aunis - Saintonge et Angoumois

Les premières églises protestantes sont fondées à partir de 1555.

Des protestants existaient bien évidemment dans ces lieux avant la fondation officielle de ces églises.

1-    Colloque de Marennes 

-       Marennes      fondation vers 1556  pasteurs Charles de Clermont et Claude de la Boissière (vers 1556), de Chauffepié (1576) culte interdit le 18 août 1684 
-       Brouage pasteur La Vallée (1576) 
-       Moëze  pasteur Fromentin (1576) Exercice du culte interdit en 1684 
-       Soubise pasteur fondateur Michel Mulot (dit des Ruisseaux) (1559) – Blanc (1576) exercice du culte interdit en 1681. Temple donné aux catholiques.
-       Saint-Sornin pasteur Poiferrez
-       Mornac pasteur Gabar (1576) exercice du culte interdit le 9 mars 1683
-       Royan  (Meschers et Talmont) pasteur Des Chauves (1576), exercice du culte interdit à Royan par arrêt du roi le 4 avril 1644. 
-       Saujon  pasteur fondateur  Ruspeaux (1559) – De La Jaille (1576) 
-       Arvert  pasteur fondateur Philibert Hamelin (1555)  -  Charles léopard (1576) exercice du culte interdit  le 23 mars 1683 
-       La Tremblade 
-       Oléron, le Château pasteur fondateur Alexandre Guiotin (1559) – Bonquin en mai 1560 – Garnier (1576)
-       Oléron, St Pierre pasteur Sylvestre (1576)
-       Oléron, Dolus et St Denis pasteur Merry (1576)
-       Saint Jean d’Angles pasteur Paulos (1576) 
-       Saint Just pasteur Jeans Bruslé (1576)

 

2-     Colloque de Saintes

-        Saintes pasteurs fondateurs Philibbert Hamelin, Mazières (1556) –Claude Boissier (1558) – Sansay (1576)  - Merlat – Orillard – Philippe Mesnard
 -       Rioux Me michel Luchet (1576) exercice du culte interdit le 6 mars 1631. Cimetière enlevé
-        Saint Seurin, Talmont, Mortagne pasteur De Chastagniers (1576)
-        Berneuil  pasteur Travers (1576)
-        Gémozac – Saint Germain – Saint-Fort  pasteur Alès (1576) 
-        Plassac  pasteur Salmon (1576) 
-        Pons  pasteur fondateur Antoine Otrand (1559) – Michel Mulot (mai 1559) – Philippe Parnasse (1565) – Yves Rouspeau (1576)
-        Lonzac, Archiac pasteur Cosson (1576) exercice du culte interdit à Archiac le 14 décembre 1572, temple démoli 
-        Cozes  pasteur Mallet (1576)  … Paul Bertrand ( ?1650 ?)

3-     Colloque de Jonzac

-        Jonzac  pasteur Cauchois (1576)   1er temple construit en 1582
-        Barbezieux  pasteur Petit (1576) 
-        Mirambeau, Conac  pasteur Riberas (1576) exercice du culte interdit le 26 janvier 1682 
-        Montguyon   pasteur Barelles (1576)  exercice du culte interdit en août 1682
-        Montlieu  pasteur La Chaussée (1576)
-        Chalais  pasteur Pasquier (1576)
-        La Roche-Chalais, Jussieu   pasteur Mondot (1576)
-        Baigne  pasteur levis (1576)
-        Nieul, Soubran, Saint Symon   pasteur La Garde (1576) 
-        Montendre     pasteur ?       le presbytère sert aujourd’hui de mairie 
-        Ozillac, Fontaine    pasteur ?    exercice du culte interdit à Ozillac le 8 février 1683
-        Saint-Jean-d’Angély   fondation vers 1555 ,  pasteur  Lucas d’Aube (1558), Du Mostier (1576) 
-        Brisambourg    pasteur Bonnet (1576) exercice du culte interdit le 26 janvier 1682
-        Saint Savinien  pasteur Me Philippe Parnasse (1576)  exercice du culte interdit  le 5 janvier 1683    l’église de St Savinien est jointe pendant un certain temps à celle formée à Taillebourg  (Seigneurs de la Trimouille) qui avait pour pasteur André Rivet (1603)

-        Anfief, Genouillé   pasteur Du Tiers (1576) 
-        Vandré    pasteur Thitor (1576)
-        Tonnay-Boutonne   pasteur Fleury (1576) 
-        Tonnay-Charente   pasteur fondateur Noël Magnan (1560) – Garnier (1576)  

4-     Colloque d’Aunis

-        La Rochelle   pasteurs fondateurs Charles de Clermont (dit la Fontaine), Biche (1557) Pierre Richer et Guillaume Charretier (1558) , Ambroise Faget (1559), De Lile, Du Nort, Maignan (1576) – synode national le 2 avril 1571 (président : Théodore de Bèze)
-        Saint Martin de Ré   pasteur fondateur Pierre Richer (1559), Chauveton sieur de Beauvois (1576) 
-        Mauzé    pasteur Sylvestre (1576)  protection de la duchesse de brunswick-lunebourg et Zell, dame d’olbreuze, de ce fait fut une des dernières églises détruites. 
-        Tiré, Le Thou   pasteur Triac (1576)
-        La Jarrie  pasteur Du Puy (1576) 
-        Rochefort , Saint-Laurent, Yves  pasteur Thierry (1576) 
-        Marans,  Esnandes   pasteur De La Place  (1576)
-        Nieuil, L’Houmeau   pasteur ? 
-        Aunay   pasteur ?

5-     colloque d’Angoumois 

-       Angoulême  pasteur fondateur jean de Voyon (1559), Saneille (1576)
-       Montignac  pasteur Saneille (1576)   temple construit en 1634 
-       Hiersac    fonadtion avant 1560
-       Cognac   fondation en 1558,  pasteurs Pierre Combes (1556 ), Bergemont (1576)  
-       Jarnac  fondation vers 1561, pasteur Pacard  fils (1576)
-       La Rochefoucaud   pasteur Pacard père (1576),  Benjamin de Daillon
-       Marillac  pasteur ?
-       Verteuil, Ruffec  fondation à Verteuil avant 1562, pasteur Colladon (1576), Gommarc  enseigne la théologie à Verteuil
-       Segonzac pasteur Gabard, temple bâti en 1607, avant le culte avait lieu dans l’ancien presbytère catholique 
-       La Rochebeaucourt, Salles  pasteur Potard (1576), Magnen 
-       Saveilles,  Villefagnan     temple de villefagnan construit en 1614 
-       Saint-Même  temple construit en 1612

 

Sources Haag , la France protestante, Compilé par D.R.  pour la MHPC© mhpc 2013